TRUFFEretour


( vigne - moutons - truffe - pierre sèche)

Truffe

Au siècle dernier, les champs étaient épierrés : les matériaux enlevés étaient érigés en cayrous ou en murets.

Au pied des murs en pierre sèche, poussaient quelques chênes truffiers. Les jeunes agneaux, incapables de suivre les grands troupeaux le long des routes, broutaient les hautes herbes avec quelques brebis, enrichissant le sol par leurs créments. 

 

Les vieux murs réverbéraient la chaleur du soleil et hâtaient la poussée des truffes. Celles-ci se développaient en abondance dans le premier sillon labouré de la vigne où s'étendaient les racines des chênes pubescents. 
Ainsi, le labour, la chaleur des pierres, l'action bienfaisante des moutons, la cueillette de toutes les herbes et ronces et l'apport nutritif par l'homme, favorisaient cette production naturelle presque disparue. Aujourd'hui, les sols abandonnés, tassés, ne sont plus guères favorables à la truffe qui pousse surtout dans les chênaies artificiellement mycorhizées.

Vigne

Les racines du chêne pubescent, du chêne vert et parfois celles du noisetier, 
vivent en association ou symbiose mycorhizienne avec le mycélium de la truffe : 
tuber melanosporum.

La truffe se développe en hiver sur des sols argilo-calcaires fissurés (GEOLOGIE) et meubles appelés rendzines.

D'autres plantes "indicatrices" colonisent ces mêmes sols : l'épervière piloselle, le sédum, le fétuque ovine, le genévrier... Elles n'influencent pas la poussée de la truffe, mais peuvent révéler sa présence.